Le Café : oui ou non ?

Rares sont les personnes actives qui ne consomment pas au moins 1 café par jour ! Et pourtant, cette boisson est loin de faire l’unanimité pour les professionnels de santé, naturopathes et diététiciens nutritionnistes.

Mais qu’en est-il réellement de cette boisson si appréciée pour son goût et ses effets excitants ?

Le café est majoritairement composé d’eau : il est intéressant pour les personnes qui souhaitent maîtriser leur poids car il n’apporte pas (ou peu) de calories, dans la mesure où on n’y ajoute pas de sucre.

Les molécules contenues dans le café sont :

  • de la caféine
  • des alcools diterpènes (cafestol, kahweol)
  • des composés phénoliques antioxydants (acide chlorogénique)
  • quelques vitamines (B3 notamment).

La caféine

Son effet sur le cerveau

Elle empêche l’adénosine de diminuer l’activité cérébrale.

La caféine est responsable de l’effet stimulant du café. Elle agit sur les neurones par l’intermédiaire de récepteurs à adénosine.

L’adénosine est un neuro-modulateur du système nerveux central et correspond à un neurotransmetteur spécifique. Ce neuro-modulateur est responsable du ralentissement de l’activité du cerveau lorsque nous somnolons par exemple. Elle permet de dilater les vaisseaux sanguins pour assurer une bonne oxygénation pendant l’activité onirique.

Lorsque la caféine pénètre le cerveau, elle empêche l’adénosine de se fixer à ses récepteurs. Par conséquent, l’activité du cerveau est moins ralentie, donc accélérée.

Elle augmente indirectement la production d’adrénaline (au niveau des glandes surrénales) en agissant sur l’hypophyse (dans le cerveau). L’adrénaline, aussi appelée hormone du stress, ralentit la digestion, accélère le rythme cardiaque ainsi que la pression artérielle. On a alors une amélioration du niveau d’attention.

Elle augmente la production de dopamine dans les circuits du plaisir.

Son effet sur la perte de poids

La caféine empêche l’arrêt de l’utilisation des ressources énergétiques et donc augmente le métabolisme de base, d’où son action sur la perte de poids !

Elle augmente l’utilisation

  • des réserves glucidiques musculaires et du foie (glycogène)
  • des réserves lipidiques dans votre tissu adipeux

Elle diminue la fabrication (synthèse) de tissus adipeux

Les alcools diterpènes

Ce sont le kahweol et le cafestol. Ils pourraient provoquer une augmentation de la cholestérolémie. Ces molécules sont piégées lorsqu’on fait du café filtré.

Le cafestol pourrait aussi avoir un effet anti-cancérigène et protecteur de la maladie de Parkinson. Certaines études suggèrent que le kahweol serait ostéoprotecteur, anti-cancérigène et anti-inflammatoire.

Les composés phénoliques (tanins)

L’acide chlorogénique et l’acide quinique sont des polyphénols à activité antioxydante. Ils sont aussi présents dans les artichauts et les endives. Ils sont aussi responsables de l’amertume du café.

Les tanins empêcheraient l’absorption du fer et du calcium, c’est pourquoi il est préférable de consommer le café à distance des repas.

De part sa composition, le café est donc antioxydant et excitant. Il contribue à la perte de poids.

Alcalinisant ou acidifiant ?

On ne peut pas encore savoir si le café est alcalinisant ou acidifiant, tout simplement parce que selon les sources il y a tout et son contraire. Il manque ainsi une étude sérieuse qui puisse faire la lumière sur cette affaire.

Et les capsules aluminium ?

Apparemment, l’aluminium qu’elles contiennent n’a pas d’incidence sur la santé car celui-ci est protégé du contact avec le café grâce à un film alimentaire. Résultat, le café en capsules contiendrait moins d’aluminium que le café plus traditionnel. (Ce qui n’empêche que ces capsules sont assez aberrantes au niveau écologique.)

Une consommation raisonnable pour profiter des bienfaits

Elle ne serait pas supérieure à 4 tasses par jour pour un adulte et 2 tasses pour les femmes enceintes.

En effet, il est désormais prouvé que consommer fréquemment du café en grande quantité entraîne un syndrome d’addiction et donc de sevrage. Lorsqu’on arrête d’en boire, le sevrage peut durer 2 à 9 jours avec pour conséquence fatigue, mal de tête, manque de concentration …

Comme souvent en diététique, le maître mot est modération. 🙂

Pour aller plus loin :

http://www.micronutritionsante.com/newsletters/les-bienfaits-du-cafe/

 

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